Résultats - Elections régionales 2009

5 juin 2009

Florine Pary-Mille - Merci

 

 

 

 

 

 

 

 

Travaux d’extension et de mise en conformité du home Saint Nicolas

12 mars 2008

Travaux d’extension et de mise en conformité du home Saint Nicolas
Subsidiation / réalisation des travaux.

Actuellement le C.P.A.S. d’Enghien gère deux établissements d’hébergement pour personnes âgées sur deux sites distincts :

  • L’Abri du Val Lise, Place du vieux marché, n° 56 à Enghien, d’une capacité de 40 lits MR et MRS
  • Le Home St Nicolas, rue d’Hoves, n° 109 à Enghien, d’une capacité de 100 lits MR et MRS.

Les deux établissements furent restaurés et mis en conformité durant les années 90. Ils répondaient aux normes, et ce grâce notamment à une subsidiation émanant de la Région wallonne (60 % et 90 %). L’ensemble desdits travaux dépassa largement les 100 millions de FB.

Comme les normes d’agrément ont été modifiées, et qu’il n’était pas envisageable de réaliser des travaux de mise en conformité du home « l’Abri du Val Lise » (sa capacité d‘hébergement serait tombée à 22 lits), le C.P.A.S. décida de réunir la gestion des 140 lits sur un seul site, soit celui du home St Nicolas grâce à la construction d’une nouvelle aile. L’aboutissement de cette politique lui permettra de réduire le déficit y relatif.

Dans un premier temps le C.P.A.S. comptait regrouper l’ensemble des travaux en un seul marché organisé en phases successives de réalisation.

Les services de la tutelle proposèrent d’organiser des marchés différents, et ce afin de permettre l’octroi de subsides par étapes successives.

Les travaux furent dès lors programmés comme suit :

Phase I : construction de la nouvelle aile

4 marchés distincts :

  • gros Å“uvre, parachèvement / travaux adjugés, en cours de réalisation
  • chauffage, ventilation, climatisation, plomberie / ouverture des offres en mai 2007
  • électricité générale / ouverture des offres en mai 2007
  • ascenseurs, engins de levage / ouverture des offres en mai 2007

Coût global : 3.725.749,12 €

Subsides obtenus via le CRAC 1 : 1 .487.350 €

Emprunt à charge du C.P.A.S. : 1.738.399,12 € (max 3 millions €), durée 50 ans

Vente de terres du C.P.A.S. : 500.000 €

Bien que le C.P.A.S. n’a pas obtenu une subsidiation à raison de 60 % du coût desdits travaux, la phase I sera réalisée sans encombres financiers, même si la durée de remboursement du prêt est fixée à 50 ans. Au terme des travaux le déficit du home devrait disparaître ou se résorber et le coût net de l‘emprunt serait acceptable.

Aujourd’hui, le gros œuvre fermé de cette nouvelle aile est terminé.

Home Saint Nicolas - Enghien (mars 2008)

Phase II : mise en conformité des ailes existantes / rehaussement des ailes B et C.

3 marchés distincts :

  • gros Å“uvre et parachèvements
  • chauffage, ventilation, climatisation, plomberie
  • électricité générale

Ces marchés ne sont pas encore organisés pour l’instant mais les estimations de coût pour la réalisation de ces travaux s’élèvent à 2.984.319. EUR.

C’est à ce niveau que se pose le problème financier : il est impossible de réaliser les travaux de la phase II sans l’obtention des subsides à raison de 60 % ou le passage par l’emprunt.

Il faut savoir que le bâtiment prévu dans le cadre de la phase I ne peut fonctionner sans l’adaptation des ailes B et C prévue au sein de la phase II. Le C.P.A.S. aurait dépensé des millions € et ses établissements d’hébergement ne seraient plus agréés, car non- conformes aux normes d’agrément à atteindre. Les finances du C.P.A.S. seraient ainsi mises à mal pour de longues années et le service rendu à la population enghiennoise en souffrirait fortement.

Ce regroupement des deux sites est également une nécessité au niveau de la réalisation d’économies d’échelle ainsi que du développement d’une démarche dynamique et volontariste en faveur de l’augmentation de la qualité des soins donnés et du bien-être des résidants.

Nous tenons également à insister sur le fait que la modification des normes d’agrément des homes occasionne d‘énormes coûts à charge des collectivités locales, et que la Région wallonne n’octroie pas les subsides devant nous permettre de réaliser les adaptations qu’elle nous impose.

De plus, il est utile de rappeler le fait que le C.PA.S. a créé, récemment, une crèche (Maison Communale d’Accueil de l’Enfance) « Chez Mélusine », occupée à 100 % (coût global +/- 400.000 € sans subsides) ; notre but est de la développer et de doubler sa capacité d’accueil afin de répondre aux demandes bien légitimes qui ne cessent de croître chez nos concitoyens. Il est évident que pour ce faire, il convient de pouvoir bénéficier, en terme d’espace, d’une capacité suffisante, capacité qui devrait exister dès que les deux sites des maisons de repos seront regroupés en un seul.

Aujourd’hui, des démarches intensives ont été effectuées afin de pouvoir bénéficier, pour ces travaux, d’une subsidiation importante de la Région wallonne. En parallèle, de nombreuses recherches et études sont réalisées afin de pouvoir trouver des sources de financement alternatif.

Des dernières informations non officielles de la Région wallonne, notre dossier de mise n conformité de notre maison de repos bénéficierait effectivement d’une subsidiation mais nous ne savons pas encore de quel ordre de grandeur.

Regroupement des deux homes, d’une capacité totale de 140 lits sur le site du home Saint Nicolas

Travaux d’extension de mise en conformité du home Saint Nicolas / Regroupement physique des deux homes.

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Le Kosovo : un Etat indépendant dans une région multiethnique

28 février 2008

La proclamation de l’indépendance du Kosovo le 17 février dernier nous oblige à nous poser certaines questions au niveau de la stabilité de la région sur le plan international. Cette indépendance pourrait amener d’autres peuples de la région à faire de même. Les Serbes de Bosnie-Herzégovine, par exemple.

La situation du pays est paradoxale. Son pays est jeune mais sa situation économique est incertaine. Ainsi, si la moitié de la population est âgée de 15 à 25 ans ; elle est néanmoins frappée par le chômage à 70% . A titre comparatif, le taux de chômage du pays est de l’ordre de 44%.

Ses ressources proviennent surtout de l’aide internationale. L’union européenne fait du Kosovo le premier bénéficiaire de son aide. Actuellement, celle-ci avoisine les 2 milliards d’euros. Malgré la présence du charbon, le commerce extérieur est déséquilibré. Il y a dix fois plus d’importations que d’exportations. Ce déséquilibre est  préoccupant dans l’optique de l’indépendance.

Cette indépendance doit être étudiée sous différents  aspects. Nous en choisirons trois : les frontières, la non-homogénéisation des peuples et le contexte régional.

Historiquement, les frontières  de la région des Balkans n’ont pas été fixées naturellement. Elles sont avant tout politiques, c’est-à-dire qu’elles résultent des rapports de force. Ceci explique que les frontières sont très disputées. La sécurité régionale en  dépend. La guerre durant les années 1990 a montré combien cette conception des frontières est importante. N’a-t-on pas parlé à l’époque de l’Etat de la « Grande Serbie » ou de l’Etat de la «Grande Croatie»? Les velléités de ces deux peuples a même été jusqu’à une entente secrète entre les présidents Croate et Serbe de se partager la Bosnie. En sorte, un second Yalta.

Au niveau international, pendant le XIXe et le XXe siècles, la région a fait l’objet de luttes d’influence entre les Grands Etats. Autriche-Hongrie, évidemment, Grande Bretagne Russie, Italie, France notamment. Tous ont voulu élargir leur zone d’influence dans la région ; et ce sur les décombres de l’Empire ottoman. La méthode consistait à influer sur les revendications nationales des peuples.

Tout ce contexte amène tout naturellement  une conséquence directe :  l’évolution de  la démographie des populations y joue un rôle important.  Ainsi, au Kosovo, la présence de 100.000 serbes au Nord-Est et dans quelques enclaves plus au sud du pays dont s’occupe la force internationale, KFOR, est un des points à retenir.

Tous ces éléments doivent être remis dans leur contexte régional. Nous savons que les Albanais du Kosovo viennent d’obtenir leur autodétermination . Qu’en sera-t-il demain de la population serbe du Kosovo?  Et puis, que feront ces Albanais? Seront-ils tentés d’unir tous les Albanais des pays voisins?  Et quid de la république serbe de Bosnie?

Au vu de cela,  l’Union européenne doit faire cause commune. Nous l’écrivions dans notre chronique précédente, une coopération renforcée de certains pays européens en matière de défense permettrait de stabiliser la situation. En attendant, il convient bien évidemment d’y faire venir des hommes de loi (juges), de la force publique (policiers, douaniers et fonctionnaires). Cette mission à venir au Kosovo, dénommée Eulex Kosovo, devrait disposer de certains pouvoirs pour ce faire. La formule qui a été utilisée est la suivante :  elle disposera, selon son mandat, de “certains pouvoirs correctionnels limités dans le domaine plus général du règne de la loi, en particulier pour élucider et poursuivre des crimes sérieux et sensibles“. Ceci doit aussi permettre d’intervenir en cas d’affrontements ethniques.

Pour résumer, la situation du Kosovo, des Balkans, mais aussi dans certaines régions d’Europe (Chypre, Espagne, Grèce notamment) illustre les contradictions qui peuvent exister entre le principe qui reconnaît au peuples le droit à disposer d’eux-mêmes et celui de la souveraineté des Etats.

Nous le constatons, malgré l’indépendance du pays, le Kosovo se situe dans une région dont le contexte démographique, économique et régional doit se stabiliser. La stabilisation de la paix dépendra de l’importance de l’attention que lui accordera la communauté internationale.

Didier MAES
Secrétaire Politique